Wikipédia

Un article de Nezumi.

Le site collaboratif Wikipédia semble aujourd'hui devenu une référence pour les recherches sur Internet, tant ses pages inondent littéralement les résultats du principal moteur, Google. Le nombre de ses articles croît sans cesse, de même que sa présence sur le web qui se révèle de plus en plus envahissante.

La première source de critiques vient des scientifiques eux-mêmes, puisque Wikipédia a la prétention de représenter un savoir encyclopédique. Les professionnels de la documentation s'interrogent sérieusement sur la validité de Wikipédia.

Le site le plus intéressant qui met en doute le sérieux de Wikipédia est le blog très bien documenté Observatoire de wikipedia dévoilant le mythe de sa neutralité. On y trouve abordés des thèmes comme la propagande sur Wikipédia, les classifications non encyclopédiques, la non fiabilité de Wikipédia, le mythe de la neutralité cultivé autour de Wikipédia, la propagande et la censure qui y opère (parfois au bénéfice de groupes activistes d'extrême-droite). L'auteur, qui se présente sous le pseudonyme d'Alithia, ancienne collaboratrice zélée a fait là un remarquable travail d'analyse et va jusqu'à parler de mensonges et d'escroquerie au sujet de Wikipédia.

La critique que ces universitaires font de Wikipédia paraît fondamentale en terme scientifique. Elle devrait ruiner aux yeux des internautes ayant un minimum de culture générale la prétention de cette pseudo-encyclopédie à être autre chose qu'un ramassis d'opinions hétéroclites publiées par des anonymes . Mais les scientifiques ne sont pas les seuls à soulever le problème sérieux que pose Wikipédia. Les professionnels du web en ont aussi beaucoup à dire.

N'importe quel internaute peut aujourd'hui observer que les pages de Wikipédia inondent les moteurs de recherche. Or offrent-elles une véritable pertinence et un contenu adapté aux visiteurs ? Pas vraiment, car le contenu est souvent très vague et approximatif. Malheureusement beaucoup d'internautes s'en contentent, tant est peu développée l'habitude d'aller chercher plus profondément dans les résultats de recherche. Pourtant au-delà de la première page de Google, le web révèle souvent des informations de grande qualité, riches et détaillées. Avec sa tendance à s'approprier les premières positions de Google, Wikipédia occulte aux yeux de nombreux internautes une partie de la richesse du web.

Le second élément à ajouter au passif de Wikipédia, c'est le fait que ses pseudo-rédacteurs sont de grands spécialistes du copiez-collez, au sens où ils collectent à droite et à gauche des données dont ils méconnaissent souvent les qualités comme les défauts. Beaucoup de pseudo-rédacteurs ne paraissent pas vraiment en mesure de distinguer l'un de l'autre, ni d'avoir un abordage critique de l'information. D'où l'assemblage de bric et de broc qu'on trouve souvent sur Wikipédia. Mais le pire est bien cette appropriation de contenus originaux, extraits d'un contexte précis, pour aller en recopier des bribes plus ou moins adroitement sélectionnées sur Wikipédia.

Les pseudo-rédacteurs de Wikipédia "prennent"... mais est-ce qu'ils "donnent" ? En fait, non. Wikipédia France a adopté l'utilisation généralisée de la balise rel=nofollow qui indique aux moteurs de recherche de ne pas suivre le lien vers la source originale. On sait que les moteurs de recherche évaluent la popularité d'un site (entre autre) au nombre de liens qui pointent vers lui. Wikipédia se substitue aux auteurs originaux pour s'approprier cette popularité en copiant/collant les contenus et en refusant de lier normalement le site original. Par un mécanisme auto-entretenu, Wikipédia accroît ses pages de façon parfois parasitaire par le pillage de contenus tandis que les sites originaux végètent en pages secondaires des moteurs. Un exemple très simple, la plupart des communes françaises dont le site officiel, souvent bien fait, a été pillé par wikipédia.fr, apparaissent dans Google bien après l'article médiocre qui lui est consacré dans Wikipédia.

On sait que les moteurs de recherche, à commencer par Google, interdisent aux webmasters dans leurs lignes de conduite de créer ce qu'on appelle des pages satellites, dont la seule fonction est de rediriger automatiquement vers les "vraies" pages de contenu du site. Ces pages satellites fonctionnent comme des pièges à moteurs, lesquels viennent moissonner les mots-clé et se font attraper. Il se trouve que Wikipédia utilise des milliers de pages appelées les stubs, ainsi que des pages de redirection qui ont précisément cette fonction. Mais les moteurs de recherche restent complètement impuissants, pour ne pas dire complices, face à cette situation. Selon que vous soyez puissant ou misérable...

Voir aussi les fiches cinéma Ann ; le cinéma de Nezumi; les artistes contemporains / Randonnées dans les Pyrénées

Voyages : les merveilles du Japon; mystérieux Viêt Nam; les temples et des montagnes du Népal ; le grand Istanbul; Afrique