Robert Ryman

Un article de Nezumi.

Robert Ryman plasticien contemporain américain né en 1930 à Nashville, et mort en 2019 à New-York

Biographie et œuvre

Né le 30 mai 1930 à Nashville (Tennessee), Robert Ryman s'installe au début des années 1950 à New York après son service militaire. Saxophoniste, il se destine à la musique mais gagne sa vie comme gardien au Museum of Modern Art (MoMA), où il rencontre les artistes Sol LeWitt et Robert Mangold. Ryman va alors « s'apprendre » la peinture. Dès 1955, il trouve les invariants de cet exercice : le format carré, la couleur blanche. Il recherche alors tout ce qui entre en relation avec le tableau : ainsi insère-t-il sur ses toiles des signatures et des dates. Entre 1958 et 1962, il expérimente tout ce qui a trait à l'application de la peinture, selon qu'elle imprègne ou non son support, qu'elle le recouvre entièrement ou non. Vers 1965, sa méthodologie devient plus systématique : le pinceau s'applique en traînées parallèles, de gauche à droite et de haut en bas (série Winsor), et la répétition est mise en œuvre par la production de polyptyques

La prise en compte du cadre, de la tranche, de l'épaisseur du tableau amène Ryman à varier la relation de l'œuvre au mur, soit en la faisant adhérer à celui-ci, soit, au contraire, en la fixant avec des attaches d'acier. Il remet en question jusqu’au titre des tableaux qu’il emprunte au nom de telle ou telle entreprise, trouvé dans un répertoire professionnel. Dans la série de vingt-trois tableaux exposés en 1992-1993, il s’interroge sur les relations qu’entretient la couche de peinture blanche plus ou moins épaisse, plus ou moins étendue avec le support (carton d’emballage ondulé). Ce questionnement des « assises de la peinture, de ses raisons, mené avec ses moyens propres », permet aux spectateurs, « d'entrer dans un dédale d'infinies distinctions où rien de ce qui est visible n'est indifférent »

L'œuvre de Ryman s'identifie aux mouvements des œuvres monochromes, du minimalisme et de l'art conceptuel. La plupart de ses œuvres sont expressionnistes abstraites, variations autour de la couleur blanche, peintes sur des toiles ou des surfaces en métal.

Cependant, l'artiste préfère être authentifié comme un « réaliste » car il n'est pas intéressé par la création d'illusions, mais seulement par la présentation des matériaux qu'il a utilisés dans ses compositions. Durant toute sa vie, il n'a cessé d'expérimenter les différents supports (toiles, métal aluminium, plexiglas, vinyl, carton ondulé, journal, fibre de verre, papier fait main, etc.) en peignant, dessinant avec de la caséine, de la gouache, des acryliques, des encaustiques, des pastels, des crayons gras, des graphites, des émaux. Ryman a aussi pratiqué les techniques de l’estampe : gravure, aquatinte, lithographie, sérigraphie.

Distinction: Praemium Imperiale (Cour impériale du Japon) en 2005

Expositions (sélection)

Posthume

  • 2024 : Robert Ryman. Le regard en acte, Musée de l'Orangerie, Paris

Galerie

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Voyages : les merveilles du Japon; Les temples et des montagnes du Népal