Rêver 2074

Un article de Nezumi.

Rêver 2074: Une utopie du luxe français est une œuvre collective du Comité Colbert Format, initié en 2014. Elle se prolonge au Japon, en 2017, par un concours d'art plastique.

Propos

Créé en 1954, le Comité Colbert fête en 2014 ses 60 ans. A cette occasion, ses membres, 78 maisons de luxe français et 14 institutions culturelles réunies autour de valeurs communes, ont voulu suivre la voie de leurs créateurs visionnaires en se projetant en 2074.
Convaincu du pouvoir de l’imagination pour modeler la réalité, le Comité Colbert a choisi de rêver 2074.
Ainsi, tout au long de l’année 2013, a-t-il mené La fabrique de l’utopie au sein de laquelle chaque maison a d’abord exprimé son rêve propre sous la forme d’un bref texte, d’une image et de cinq mots. Cette matière, riche, inventive, a ensuite été façonnée au cours de dix ateliers pour donner forme à une utopie collective incarnant la vision de l’ensemble du luxe français. Optimiste, portée par de puissantes valeurs partagées, cette utopie de l’industrie du rêver-vrai, place l’humain au cœur de son rêve. Elle se nourrit de paradoxes pour affirmer à la fois des valeurs de partage et l’importance vitale de l’émotion esthétique pour chacun.
Elle noue des liens entre les êtres et par la transmission avec les générations futures.
Pour diffuser dans la société l’optimisme rayonnant de cette utopie, le Comité Colbert a conçu une œuvre collective qu’il met à la disposition de tous. Cette œuvre est le fruit d’une collaboration unique, riche des visions des maisons du Comité Colbert, de la forme narrative que leur ont donnée six écrivains de science-fiction, Xavier Mauméjean, Olivier Paquet, Samantha Bailly, Jean-Claude Dunyach, Anne Fakhouri, et Joëlle Wintrebert de la résonance sonore créée par un musicien, Roque Rivas et des inventions poétiques d’un linguiste, Alain Rey.
Les auteurs,se sont emparés du rêve futuriste des maisons de luxe et l’ont nourri de leur imaginaire.

Arts plastiques

À l’initiative du Comité Colbert et de l’Université des arts de Tokyo, de jeunes artistes japonais ont été invités à transposer ces textes dans des créations artistiques. Inspirées des nouvelles de science-fiction de l’ouvrage Rêver 2074, une utopie du luxe français, chacune propose sa vision optimiste de l’avenir. Parmi les cinquante œuvres réalisées pour Rêver 2074, trois œuvres lauréates ont été sélectionnées et présentées à la FIAC du 18 au 22 octobre 2017.

Les artistes lauréates sont trois femmes:

À travers leurs œuvres, Rêver 2074 devient un projet polymorphe qui relie les imaginaires japonais et français, ouvre un dialogue entre luxe, art et littérature. Ces artistes dessinent un avenir en totale affinité avec les valeurs du Comité Colbert et fait une place de choix aux sens et aux valeurs humaines, en tissant l’avenir avec les riches fils du passé.
Avec Oriai, grand panneau croisant sérigraphie et peinture, Aya Kawato mêle imagerie scientifique de pointe et savoir-faire sophistiqué du textile japonais à l’image de Lune Guénon, neuroscientifique qui a conçu l’émotissu (un textile miroir d’émotions) dans la nouvelle de Samantha Bailly dont elle s’est inspirée.
Peau de Kanako Kitabayashi, céramiste de formation, est une œuvre constituée de quatre sculptures, assemblages inattendus de matériaux qui convoquent les sens, le toucher surtout, cette peau qui constitue à la fois le rempart et la voie de communication avec l’extérieur, le monde.
Sayaka Shimada donne une voix à l’univers, Voix du vide, une voix qui nous arrive de quatre milliards six cents millions d’années. Comme lorsqu’elle crée ses feux d’artifice, inspirée par les diamants nébulaires de la nouvelle de Jean-Claude Dunyach, elle met le temps en abyme, le temps humain, le temps minéral, le temps de l’expérience, celui du souvenir.

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Aya Kawato :ORIAI

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