Ère Kamakura

Un article de Nezumi.

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La période Kamakura ou l'ère Kamakura est l'une des 14 subdivisions traditionnelles de l'histoire du Japon. Cette période commence en 1185 et s'achève en 1333.

Son nom provient de la ville de Kamakura, au sud de Tokyo.

En 1185, la guerre entre deux nobles, la famille Minamoto 源(Genji 源氏) et famille Taïra 平 (Heishi 平氏 ou Heiké 平家) est finie. Le shogun Minamoto no Yoritomo a gagné et la famille Taïra est complètement disparu. Ensuite Yoritomo installe le bakufu (shogunat) à Kamakura en 1192. Après le troisième Shogun de Kamakura, les Hojo 北条 succèdent aux descendants de la famille Minamoto. Durant cette période, deux tentatives d'invasions mongoles ont été évitées, grâce au kamikaze, ou vents divins qui ont coulé les flottes mongoles parties de Corée.

Pendant l’époque de Kamakura, alors que les pouvoirs civils et militaires sont réunis dans les mêmes mains, le samurai acquiert statut et prestige. A l’origine, c’est un serviteur armé attaché à la personne d’un aristocrate de la cour. Lorsque les princes partent s’installer en province, ces serviteurs se voient chargés de fonctions multiples, et les plus habiles deviennent progressivement de petits seigneurs locaux (bushi, fonctionnaire militaire), disposant de pouvoirs étendus, variant selon les cas du rôle de mercenaire à celui de gouverneur d’un domaine voire d’une province entière.

Durant le siècle et demi de la sage administration des shoguns de Kamakura, les lois féodales sont codifiées, la riziculture s’étend grâce à la paix relative et le commerce intérieur peut se développer. Une culture empreinte d’austérité et de vigueur naît pour cette société purement militaire : « Poésie mâle et tendre à la fois, grandes narrations militaires sur le thème des rivalités des premiers clans, arts dépouillés, sculpture noble et sobre, peinture sans éclat ni mièvrerie, d’admirables armes et une architecture au dépouillement campagnard, robuste, aussi solidement plantée que le régime ». De nouvelles sectes bouddhiques apparaissent, celle de Nichiren, l’Amidisme, rapprochant cette doctrine du menu peuple tandis que le Zen, fondé sur la quête personnelle du salut, convient davantage à la caste guerrière en rejetant le recours aux textes et aux images pour ne s’adresser qu’à la maîtrise de soi.

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