Nachi Katsuura

Un article de Nezumi.

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Nachi Katsuura ( japonais : 那智勝浦町, Nachikatsuura-chō) est une municipalité rurale (bourg) de la préfecture de Wakayama au Japon.

La municipalité a une population estimée en 2012 de 17 300 habitants pour 8400 foyers et une superficie de 184 km².

Sommaire

Nachi et Kiikatsuura

La population se concentre sur la côte Pacifique dans les localités voisines de Nachi et de Kii-Katsuura. Petits ports de pèche et stations balnéaires. La sylviculture complète l'activité économique.

Sites classés

Cette municipalité inclut plusieurs lieux inscrits au Patrimoine mondial de l'UNESCO en 2004 au titre des sites sacrés et chemins de pèlerinage dans les monts Kii

Kumano Nachi Taisha

Kumano Nachi Taisha (熊野那智大社) est un sanctuaire Shinto.

Ce temple fait partie des trois temples formant l'ensemble Kumano Sanzan. Fondé, d"après la légende en 317, le temple est dédié au Fusumi-no-kami, censé être une manifestation de Juichimen Kannon (Avalokiteshvara à 11 têtes).

Ce sanctuaire est le centre d'un culte voué à Kumano Gongen, un kami important pour les pratiques ascétiques montagnardes (shugendô), ce kami étant identifié à Kannon.

Un camphrier géant se trouve entre le sanctuaire et le Seigantoji. Cet arbre est vieux de 850 ans et aurait été planté par Taira-no-Shigemori (1138-1179). La corde (shimenawa) montre que cet arbre est habité par in kami. Il est creux et les fidèles peuvent déposer des offrandes à l'intérieur.

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Temple Seiganto

Seiganto-ji (青岸渡寺) est un temple bouddhiste Tendai, situé juste à coté du sanctuaire Nachi. Il est célèbre pour sa pagode vermillon, souvent photographiée dans la perspective de la chute d'eau Nachi.
Selon la légende il fut fondé par un moine venu d'Inde Ragyō Shōnin.

Le temple de Seiganto-ji est le premier site sacré du « Saigokujunrei » ou pèlerinage des 33 temples du Kansai, dédiés à Kannon, qui débuta en 1161.

Daimonzaka

Le sanctuaire et le temple sont reliés aux autres sites de Kumano Sanzan par deux sentiers, le sentier moyen (中辺路, Nakahechi) et le grand sentier (大辺路, Ohechi). La montée terminale et la plus pentue est l e Daimonzaka (大門坂) long d'environ 2 km. Ce sentier pavé est bordé d’arbres centenaires, cèdres japonais (cryptomeria) et camphriers, et de bosquets de bambou. Daimon-zaka signifie « grand portique d’ascension » faisant référence au portique qui était érigé tout près jadis. À la fin de la montée se trouve l’impressionnant Meitosugi – « cèdre mari et femme », dont les racines s’entremêlent sous le sentier.

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Temple Fudarakusan

Hakukasan Fudarakusan-ji (補陀洛山寺) est un temple de la secte Tendai. Il se situe dans le bourg de Nashi.
D'après la légende, il aurait été fondé par Ragyô Shônin, un moine venu d'Inde, et qui aurait fait naufrage sur la côte de Kumano, au 4e siècle.
Dans la période historique, ce temple a été édifié par le moine Mongaku (1139-1203)

Ce temple est dédié à Kannon aux mille bras (Avalokiteshvara)

Le nom de ce temple vient de Fudaraku, évoquant la recherche de la "Terre pure", recherche du paradis par le biais d’expéditions maritimes. Les prêtres japonais qui ont adopté la croyance bouddhiste du Potalaka (Fudaraku en japonais), montagne au sud de l’Inde où était censé résider le bodhisattva Guanyin. Ces "Fudarakutokai" s’embarquaient dans l’océan Pacifique, cap vers le sud, pour y parvenir, et se perdaient dans les flots. Vingt-trois d’entre eux ont été recensés entre les IXe et XVIIIe siècles, dont la moitié pour les XVe et XVIe siècles.

Ces mystiques expéditions sont célébrées par le temple et par des tombes sur le rivage de Kumano. Elles étaient mues par des conceptions syncrétiques combinant au bouddhisme des éléments taoïstes comme la croyance envers « la contrée des îles divines » (shenxian xiang en chinois, shinsen-gô en japonais). La plus célèbre de ces îles était Penglai (Hôrai pour les Japonais), que la tradition nippone a déplacée de la mer de l’Est (chez les Chinois) vers la mer du Sud (le Pacifique).

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Chute Nashi

La chute d'eau de Nachi (那智滝, Nachi no Taki), ou plus familièrement Ichi no taki (« la première cascade »), est une des plus importantes cascades du Japon, ainsi qu’un lieu sacré du shinto et du bouddhisme. Elle est l’une des quarante-huit chutes de la rivière Nachi.

Elle se présente sous forme d'une chute de 133 mètres de haut pour 13 mètres de large environ. Elle n'occupe que la troisième position au Japon derrière les chutes Hannoki avec 497 mètres et les chutes Shomyo avec 349 mètres.

La cascade est un lieu important des religions shinto et bouddhiste, attirant de nombreux visiteurs chaque année. Pour le shintoisme, la cascade héberge un kami et est le cœur spirituel de toutes les montagnes environnantes. Un festival se tient tous les ans, le 14 juillet, pour guider les kami de tout le Japon vers la cascade en guise de rite purificateur. Dans les écoles bouddhistes de l’époque, notamment Shingon, Tendai et de la Terre pure (jōdo), la chute est associée à Kannon, et un culte au Bouddha Amida y est également rendu. Au XIIIe siècle, le moine Ippen y aurait reçu une révélation du Bouddha qui le conduisit à fonder l’école Ji-shū, branche de la Terre pure encore bien ancrée de nos jours au Japon.

De par ses proportions inhabituelles et les valeurs spirituelles qui y sont attachées, la cascade fut souvent représentée dans les peintures japonaises, tel que de nombreux mandalas, l’emaki de l’Ippen hijiri-e (1299) ou un kakemono de Ike no Taiga (1770). La plus célèbre peinture est le kakemono sur soie La Cascade de Nachi datant du XIIIe siècle (trésor national du Japon) ; bien qu’inspiré par l’art du paysage chinois, il s’y ressent également la force et la signification de la mythologie shinto. Elle est esquissée comme une haute colonne blanche qui se précipite sur des rochers entourés de majestueux cyprès.

Dans la littérature, une description de la cascade est donnée dans le Heike monogatari (Dit des Heike).

Fête Nachi-no-Hi

Nachi-no-Hi-Matsuri est l'un des trois grands festivals du feu au Japon, c'est le sanctuaire Kumano Nachi-taisha qui est au centre du festival. Douze mikoshi (sanctuaires portatifs) vermillon de 6 mètres de haut, décorés d'éventails ogi et de miroirs, reproduisent l'image des chutes Nachi-no-Otaki qui se trouvent à proximité du sanctuaire et sont vénérées comme une divinité.

Pendant le festival, douze gigantesques torches de pin sont agitées près des mikoshi, si proches qu'il semble que ces sanctuaires sont sur le point de s'enflammer. Ce spectacle créé une atmosphère de grand mysticisme. Les énormes torches représentent à la fois les douze divinités résidant à Kumano et les douze mois de l'année. Chacun des mikoshi est habité de l'esprit de l'une des divinités qui se trouve ainsi purifié au feu des torches. L'énergie de vie est renforcée au travers de ces rituels sacrés, ce qui est l'un des objectifs importants du festival.

Dès que le festival commence, des gens portant les sanctuaires portatifs sur leurs épaules montent en courant les escaliers du sanctuaire tout en poussant de grands cris, alors que d'autres personnes brandissant les grandes torches de pin se précipitent en sens inverse, à la grande joie des spectateurs. Puis les mikoshi et les torches sont amenées aux chutes de Nachi où a lieu un rituel pour que la puissance de la divinité de la cascade emplisse les alentours. Ces chutes d'eau font 133 mètres, et en regardant vers le haut avec en arrière-plan la forêt primaire donnent assurément l'image de quelque chose de sacré.

Forêt de Nachi

Forêt de Nachi (那智原始林, Nachi Genjirin)

Cette forêt, partie intégrante du sanctuaire de Nachi-no-Otaki, est protégée depuis les temps anciens, et est utilisée à ce jour pour l’entraînement ascétique des moines Yamabushi qui pratiquent le Shugendô.

La Forêt de Nachi se situe à l'amont de la chute Nashi, couvre une superficie d'environ 35 ha et serait un reste des forêts primaires de conifères qui couvraient la Péninsule de Kii.

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