L'Éclair

Un article de Nezumi.

L'Éclair (稲妻 Inazuma ) roman japonais de Fumiko Hayashi, publié en 1937.

Argument

L'Éclair est centré sur le personnage de Kiyoko (23 ans), la plus jeune de trois sœurs. Célibataire, "moderne", rebelle à l'autorité et aux obligations découlant de la tradition, Kiyoko se retrouve en opposition au reste de sa famille et représente le thème de la femme forte.

Kiyoko assiste à la rivalité entre ses deux sœurs. Mitsuko, qui tient un magasin, est trompée par son mari Rohei lequel meurt de façon impromptue. Elle découvre l'existence de sa rivale et de l'enfant "naturel" de cette dernière à ce moment là. Incroyablement passive, elle a tendance à se remettre dans les mains de Kiyoko.

L'autre sœur, Nuiko, trompe son mari Riyuzo et affiche une méchanceté permanente ainsi qu'un arrivisme qui va la pousser à de basses manœuvres. Le frère, Kasuke, au chômage et handicapé par une blessure de guerre ("Quand guériras-tu de ta guerre d'Asie du Sud ?" lui demande sa mère), se montre poltron et buveur. Quant à la mère, mariée quatre fois (les quatre enfants sont tous nés de pères différents), elle aussi affiche une grande passivité.

La jeune maitresse fait montre d'une grande humilité et ne demande qu'à s'incliner devant l'urne funéraire de Rohei, ce que refuse de lui accorder Mitsuko. Mais à la deuxième rencontre, la maîtresse, chez elle, réclame de Mitsuko 200 000 yens afin de pouvoir élever l'enfant naturel de Rohei est beaucoup plus tendue.

Face à la jeune femme aussi têtue que douce, Mitsuko, désemparée, est prête à tout accepter et ne doit qu'à la fermeté de Kiyoko de ne pas céder. Les trois femmes montrent une telle humanité dans toutes ses composantes, à savoir positives comme négatives, que la traditionnelle frontière entre "bien" et "mal" vole en éclat.

Entre Kiyoko et sa mère éclate une scène violente, face aux reproches très véhéments de la première ("Tu vis ta vie passivement. Alors tous tes enfants en font autant, c'est la gabegie", "On est nés comme des chats ou des chiens de rencontre fortuite"), la seconde courbe l'échine comme elle n'a jamais cessé de le faire toute sa vie durant et verse des larmes plus d'épuisement que de réelle amertume.

Mais la mère et la fille finissent par retrouver le sourire dans une réelle réconciliation.

Adaptation au cinéma

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