Kojiki

Un article de Nezumi.

Le Kojiki (古事記, litt. « Chronique des faits anciens » ) est un recueil de mythes concernant l’origine des îles formant le Japon et l'histoire des dieux (kami), écrit en 712.

Rédaction

L’empereur Temmu aurait ordonné à Hieda no Are de compiler les traditions et généalogies de l’époque. Hieda no Are se serait inspiré du Teiki et du Kyūji. À la mort de Temmu, le projet fut repris par l’impératrice Gemmei, qui ordonna à Ō no Yasumaro de mettre par écrit ce qu’avait recueilli Hieda no Are. Il mit quatre mois à le faire et remit le résultat final à Gemmei le 28 janvier 712.

Contenu

Avec le Nihon Shoki, les légendes contenues dans le Kojiki ont inspiré beaucoup de pratiques et de croyances du shintoïsme. Il est généralement considéré comme le plus ancien écrit japonais existant encore de nos jours et est entièrement écrit en langue japonaise en kanji.

Le Kojiki contient de nombreuses chansons et poèmes. Alors que les récits historiques et les mythes sont écrits sous une forme de chinois mélangé avec un nombre important d’éléments linguistiques japonais, les chansons sont écrites avec des kanji employés pour transmettre les sons seulement. Cette utilisation spéciale des kanji s’appelle Man’yōgana.

Le Kojiki est divisé en trois parties: le Kamitsumaki (上巻, litt. « Rouleau précédent »), le Nakatsumaki (中巻, litt. « Rouleau intermédiaire ») et le Shimotsumaki (下巻, litt. « Dernier rouleau »). Il s’agit de la numérotation chinoise des volumes d’un livre.

Le Kamitsumaki inclut la préface et se concentre sur les divinités de la création et sur la naissance de diverses autres déités et de leurs aventures fantastiques. La plus célèbre de ces aventures est celle d’Amaterasu, la déesse du soleil, qui envoya sur terre son petit-fils Ninigi pour fonder les prémices de la lignée impériale.

Le Nakatsumaki débute avec l’histoire du premier empereur, Iwarehiko (ou son nom posthume : Jimmu), de la défense de ses terres natales d’Izumo à Kyûshû jusqu’à sa conquête du Japon et se termine avec le 15e empereur, Ōjin. Plusieurs de ces histoires sont de l’ordre du mythe et le contenu historique n'est pas avéré.

Le Shimotsumaki couvre du 16e empereur, Nintoku, au 33e empereur, Suiko, et, à la différence des volumes précédents, fait référence de façon très limitée aux déités qui sont pourtant si présentes dans le premier et deuxième volume.

Le Kojiki est basé sur des légendes populaires datant du IVe au VIe siècle (avant l’arrivée du bouddhisme au Japon) et n’est donc pas considéré comme une source historique fiable. Cependant, c’est une œuvre essentielle pour comprendre la pensée shintoïste. De plus, à partir des années 60, les historiens ont commencé à penser que certains éléments du Kojiki pouvaient être basés sur des faits réels. Il s’agit d’une des seules sources locales sur le Japon de cette époque.

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