Kochi

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Kochi (en malayalam, കൊച്ചി) anciennement Cochin est la ville la plus peuplée de l'État du Kerala en Inde avec 2 150 000 habitants en 2013.

Géographie

Kochi est situé sur la côte de Malabar, à 200 km au nord de la capitale de l'État, Thiruvananthapuram, et abrite également le plus important des ports indiens.

La ville est composée de trois parties principales :

  • face au large, la péninsule de Mattancheri, appelé communément Fort Cochin où se trouvent les zones les plus anciennes de la ville ;
  • l'île artificielle de Willingdon construite dans les années 1920 avec les produits du dragage de la baie ;
  • Ernakulam, la partie de la ville sur la terre ferme.

À côté de ces dernières, on trouve, face à Ernakulam, deux autres îles mineures, l'île de Bolghatty et l'île de Vypin. Toutes ces zones sont reliées entre elles par ferries et des ponts.

Kochi abrite le Spices Board, le service du ministère indien du Commerce dédié aux épices.

Histoire

La ville profite, au début du XVe siècle, du déclin de Cranganore et se constitue en petit royaume. Après l'arrivée de Vasco de Gama sur la côte de Malabar, les rajas de Cochin autorisent les Portugais à installer un comptoir. En 1544, saint François Xavier y installe une mission. La période portugaise est difficile pour les juifs installés dans la région depuis très longtemps et dans la ville depuis la catastrophe de la Cranganore. Les Hollandais arrivent dans le Malabar en 1595 et prennent le contrôle de la ville en 1663, lui apportant une nouvelle période de prospérité. Les Britanniques s'en emparent en 1795, les Pays-Bas la cèderont définitivement au Royaume-Uni par le traité de 1814 en échange de l'île de Banca.

Le cœur historique de la ville se trouve dans le quartier de Fort Cochin, sur la presqu'île de Mattancheri.

C'est là que se trouve notamment le palais du raja, appelé « Palais hollandais ». Construit vers 1555 par les Portugais pour le raja Virakeralavarma, les Hollandais le réaménagent un siècle plus tard pour en faire le palais du gouverneur. Il est ensuite rendu au raja qui le fera décorer de superbes peintures murales, admirablement conservées, représentant des scènes du Ramayana.

Les carrelets chinois sont un vestige probable de l'expédition chinoise de Zheng He, qui passe par le Kerala avant l'arrivée des Européens. On trouve aussi à Fort Cochin la vieille synagogue datant de 1568 et agrandie en 1760, ainsi que la cathédrale Sainte-Croix de Cochin et l'église Saint-François.

Les Juifs de Cochin

Les Juifs ont commencé à arriver à Cochin au XVIe siècle, en petit nombre, et ont été renforcés par de nouvelles arrivées, aux XVIIe et XVIIIe siècles. Ils sont à la base surtout des réfugiés séfarades en provenance de la péninsule Ibérique au XVIe siècle. D'après la plaque qui y est aujourd'hui apposée, leur première synagogue fut construite en 1568. Puis sont venus des Juifs des Pays-Bas (eux-mêmes descendants de réfugiés d'Espagne et du Portugal), qui ont été rejoints plus tard par des Juifs d'Allemagne (ashkénazes) ou moyens-orientaux (de rite également séfarade). Malgré ces origines quelque peu mélangées, les paradesi ont formé un groupe homogène, dont les pratiques religieuses étaient séfarades, avec quelques composants ashkénazes.

Comptant 2 500 membres en 1945, les communautés de Cochin finiront par émigrer en masse en Israël après la création de l'État en 1948, et seules resteront sur place des vieilles personnes refusant de changer d'environnement et de mode de vie. Dès 1951, 85 % des Juifs de Cochin avaient émigré.

Leur nombre ne fera plus que décroitre, passant de 370 en 1951 à 112 en 1971, puis 50 en 1982 et à 7 en 2014.


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Carrelets "chinois"


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Ancienne maison coloniale

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