Keiichi Tahara

Un article de Nezumi.

Keiichi Tahara ( japonais : 田原 桂一, Tahara Keiichi) plasticien japonais, en particulier photographe, documentariste et concepteur d'éclairages , né en 1951, à Kyôto. Il vit et travaille entre Tôkyô et Paris.

Biographie et œuvres

Keiichi Tahara est né le 20 août 1951 à Kyôto. Il reçoit une éducation classique japonaise. À l'âge de 12 ans, en 1963, il va à la campagne avec son grand père paternel Yoshitaro Miyagawa, un photographe professionnel qui lui apprend les techniques de photographie. C'est à partir de ce moment qu'il se passionne pour la lumière. En 1965, son grand-père lui offre son premier appareil photo, un Asahi Pentax, et il commence à faire des photos de paysages. Lorsqu'il finit ses études, Keiichi Tahara a déjà réalisé des courts métrages en noir et blanc de 3 à 10 minutes, des essais et des recherches diverses.

En 1969, il a créé des œuvres utilisant la lumière, de même que des films et des diapositives dans un groupe musical nommé Red Buddha. Il quitte le groupe et rejoint un groupe de théâtre moderne qu'il suit à Paris lors d'une tournée de spectacles. C'est à la suite de ce voyage en France qu'il décide de faire de la photographie. En 1973, le groupe de théâtre décide de faire un tour de l'Europe, mais Tahara reste en France. Il s'installe à Paris, devient photographe indépendant et fait des vernissages. Il commence sa série intitulée « Environnement ».

Il opte pour une approche de la photographie où sont privilégiés les jeux d'ombre et de lumière, autant que les matières et les effets de textures, comme en témoigne l'aspect flou et charbonneux des images de la série Fenêtres (1975-1980). En photographiant à travers les impuretés d'une vitre, il confère à la fenêtre, métaphore de l'image photographique, une matérialité et une épaisseur proches de celles rencontrées en peinture. Les rapports du flou et du net, du proche et du lointain, en sont bouleversés.

Dans la série Transparent (1989), le verre apparaît cette fois en tant que matériau photographique. Impressionnées sur de grandes plaques de verre, les images sont griffées, striées, brossées laissant voir, par transparence, le mur ou le sol sur lequel repose l'œuvre. Depuis quelques années, il intègre ses photographies sur plaque de verre à des dispositifs architecturaux et réalise des environnements lumineux dans des espaces urbain. Une étonnante galerie de portraits de personnalités artistiques ainsi que des études pour le mode ou les arts décoratifs composent également on œuvre photographique.

En 1977, il gagne le Grand Prix des Jeunes Photographes en Arles. L'année suivante, il commence une autre série de portraits d'artistes et d'écrivains ainsi qu'une série qui s'intitule « Pièce ». Il gagne le prix de la Critique Photographique Kodak. Pendant quatre ans, il photographie l'architecture européenne de la fin du 19e et 20e siècles pour l'ouvrage Architecture de fin de siècle (6 volumes), publié au Japon. Il réalise également des portraits d'artistes pour la revue Ryuko-Tsushin et participe à des entretiens avec Michel Nuridsany. En 1979, il a commence sa 5e série « Éclats » et en 1981, il réalise des photos du mode pour deux catalogues de Yohji Yamamoto.

En 1984, Keiichi Tahara reçoit le Prix de la Société photographique Shinjin–sho et réalise des polaroids en noir et blanc de 20x25 pouces. Un an plus tard, il gagne le Prix Kimura Ihei et le Prix Higashikawa au Japon, il débute sa série « Écran » et continue en France son travail avec les polaroids. Entre 1985 et 1987, il réalise la série « Des tissus de Minagawa Makiko » pour Issey Miyake. Pendant six ans, il commence la série « Corps » et en 1987, il fait deux sculptures de lumière, une à Tokyo et l'autre à Hokkaido, puis en 1988 à Yokohama. Parallèlement, il commence sa série « Air » et, en 1988, il gagne le Prix Nicéphore Niepce et devient membre du jury au concours Lumières et Monuments.

En 1989, il réalise sa série « Transparent », il fait un court-métrage et une autre sculpture de lumière à Hokkaido. Il gagne le prix d'A.D.C au Japon. Par la suite, il réalise un film en Haute Définition avec NHK Japon sur le sens de la lumière (1990) et il fait sa 4e sculpture de lumière à Kagawa. L'année suivante, il débute la série « In Between » à Terragone, Espagne. En 1993, Keiichi Tahara gagne le Grand Prix de la fondation Franco-japonaise Château de Beychevelle et devient chevalier des Arts et des Lettres. Dans les douves du château d'Angers, il construit sa première sculpture de lumière en France qui s'appelle « Combat du Dragon ». Il conçoit le dispositif d'éclairage « Échos de Lumière » pour le Canal Saint-Martin, Paris.

Il gagne une nouvelle fois le Prix d'A.D.C en 1994. En 1995, il gagne le Grand Prix de la Ville de Paris. Il réalise ensuite le film Cendres (32 min.) avec des sociétés européennes par exemple France Telecom, les maisons européennes de la photographie et I.N.A. L'année suivante, Keiichi Tahara, réalise un projet d'autel pour la nouvelle cathédrale d'Évry, France. En 1998, il installe une sculpture temporaire qui s'appelle « Triangle d'Eau » dans le cadre du festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire. Il commence à imaginer l'éclairage d'art « Vallée de la Chimie » pour lequel il sera lauréat à Lyon.

Pour la commémoration de l'an 2000, la Ville de Paris lui commande l'éclairage d'art « Échos de lumière », installé sous la voute qui recouvre le Canal Saint-Martin. Il conçoit l'éclairage d'art « As Portas de Tejo » sur le Pont du 25 avril à Lisbonne. Par la suite, il réalise deux sculptures de lumière, l'une, au Jardin d'Équinoxe, l'autre, au Jardin Nord du Mont Saint-Michel. Il fait paraître également deux livres, L'art baroque et Rome 2000.

En 2001, deux sculptures permanentes sont installées, l'une, « Portal of Light » en Irlande et l'autre, « Jardin Niwa » en France. Il crée l'éclairage d'art temporaire « Four Dimensions of Light » à Tokyo. L'année suivante, une autre éclairage d'art temporaire est créé , « Pont de Lumière » à Genève. Tahara participe au colloque « Asia – Europe Workshop for Young Photographers » à Singapour. À Lille, il crée la sculpture de lumière temporaire « Portail de Lumière » en 2003. Il réalise également l' éclairage d'art temporaire « Nuit Blanche » à Paris. Par la suite, il participe aux colloques « Éclat de l'Obscure » à Celles-sur-Belle en France et « LuzBoa sur la lumière » à Lisbonne.

En 2004, il a produit la sculpture lumineuse permanente « Empreintes de Lumière » à Nantes. Entre 2005 et 2007, il conçoit 5 éclairages d'art (en 2005 « Battersea Power Station » à Londres, « Green Plaza » à Pékin et « Ginza888 » à Tokyo ; en 2006 « Ode à la Méditerranée » à Marseille et en 2007 « UFR sciences physiques » à Paris).

Voir aussi

Galerie

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Fenêtre, 1974
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Portrait 1987
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Sculpture de lumière, Yokohama, 1988
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Projection lumineuse, Nuit Blanche, Paris 2003

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« Échos de lumière », une commande de la Ville de Paris, 2000


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