Joan Mitchell

Un article de Nezumi.

Joan Mitchell plasticienne contemporaine américaine née le 12 février 1925 à Chicago et morte le 30 octobre 1992 à Paris

Biographie et œuvre

Joan Mitchell est née le 12 février 1925 à Chicago. Élevée dans une famille fortunée, son père était un médecin célèbre, elle se tourna très vite vers les arts. En 1942, elle s'inscrit au Smith College, qu'elle quitte en 1944 pour l'Art Institute of Chicago. Elle y reçoit son diplôme (Bachelor of Arts degree) en 1947 puis un autre diplôme (Master of Fine Arts) en 1950. Elle étudie aussi à l'école de Hans Hofmann à New York et voyage en France, en Espagne et en Italie. Dans les années 1950, elle est considérée comme un membre important de l'École de New York.

L'école de New York, ou Eighth Street Club, est un groupe composé des grands peintres expressionnistes abstraits de cette époque (Jackson Pollock, Franz Kline, Willem de Kooning, etc.). Il s’agit d’un groupe autant artistique qu’intellectuel qui se retrouve dans les galeries d’art de la huitième rue, comme l’équivalent des cafés parisiens.

Son travail a été influencé à ses débuts par Vincent van Gogh, Paul Cézanne, Vassily Kandinsky. Son art est parfois décrit comme utilisant un savant mélange de fougue, de bravoure, de subtilité et de délicatesse. Elle est connue pour ses choix audacieux et ses coups de pinceaux énergiques.

En 1955, Joan Mitchell s'installe en France pour rejoindre son compagnon le peintre québécois Jean-Paul Riopelle, avec lequel elle a une relation longue, riche et tumultueuse, où chacun inspire l'art de l'autre. Ils habitent d'abord Paris, dans le 15e arrondissement, avant de déménager à Vétheuil, un village du bord de la Seine près de Mantes-la-Jolie, dans une maison proche de celle où vécut Claude Monet avant de s'installer à Giverny. Ils conservent des studios séparés, mais se rejoignent et dînent ensemble tous les soirs.

La collaboration entre les deux artistes est riche, et on voit les étapes de leur relation dans l'œuvre de Mitchell. Par exemple, La Vie en rose, peint en 1979, soit deux ans après leur rupture, est souvent décrit comme étant une représentation de la fin abrupte de leur relation.

Les œuvres de Joan Mitchell sont souvent de grandes dimensions, sous la forme de diptyques.
Elle disait de ses tableaux qu'ils devaient « transmettre le sentiment d'un tournesol fanant » (« to convey the feeling of the dying sunflower »).

Une fondation en sa mémoire a été créée aux États-Unis. Elle attribue des bourses à de jeunes artistes.

Elle a été représentée à Paris par la galerie de Jean Fournier, passeur de la peinture américaine des années 1950 à 1980 en France.

En outre, elle fait partie des artistes dont des chefs-d'œuvre enrichissent la collection permanente de la Fondation Louis Vuitton à Paris, comme entre autres le célèbre diptyque Two Sunflowers.

Expositions (sélection)

  • 1951 « Ninth Street Show », aux côtés des tableaux de Jackson Pollock, Willem de Kooning, et Hans Hofmann.
  • 1952 première exposition à la New Gallery.
  • 1972 “My Five Years in the Country”, au Everson Museum of Art à Syracuse, New York.
  • 1992 Exposition de dessins au Whitney Museum of American Art
  • 1994 Joan Mitchell : Les dernières années de 1983 à 1992, Galerie Nationale du Jeu de Paume, Paris.
  • 2002 The Paintings of Joan Mitchell, Withney Museum of American Art
  • 2009 Joan Mitchell, Peintures, Musée des impressionnismes Giverny.
  • 2017 Mitchell/Riopelle, un couple dans la démesure, Musée national des beaux-arts du Québec.
  • 2022 Monet/Mitchell, les couleurs de la lumière et Mitchell, Rétrospective, Fondation Louis-Vuitton, Paris

Galerie

Site de l'artiste

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La Ligne de rupture, 1971

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Minnesota, 1980

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Champs, 1990

Voir aussi Les films d' Ann ; le cinéma de Nezumi; les Artistes contemporains / Randonnées dans les Pyrénées

Voyages : les merveilles du Japon; Les temples et des montagnes du Népal