Fabrice Hyber 2012

Un article de Nezumi.

Fabrice Hyber est l'objet de trois expositions personnelles importantes et simultanées, de septembre 2012 à janvier 2013: Fabrice Hyber Essentiel à la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence, POF (Prototypes d’Objets en Fonctionnement), au MAC/VAL de Vitry sur Seine et Matières Premières au Palais de Tokyo, Paris.

Ces trois expositions monographique entrent en résonance les unes avec les autres sans oublier celle de l'Institut Pasteur, en collaboration avec la Manufacture de Sèvres, pour éclairer l’œuvre de l’un des artistes français les plus bouillonnants et inventifs d’aujourd’hui.

Fabrice Hyber Essentiel

Fabrice Hyber Essentiel (peintures homéopathiques) est une exposition proposée par la Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence du 06 octobre 2012 au 06 janvier 2013

Essentiel est une exposition inédite des Peintures homéopathiques de Fabrice Hyber. Plus de vingt œuvres dont certaines de très grandes dimensions sont présentées parmi L'exposition présente également un ensemble d'Hommes de Bessines qui, dans les bassins au sein des jardins de la Fondation, dialoguent particulièrement avec les œuvres de Miró mais aussi, Calder, Giacometti, Dietman ou Caro.

L'exposition Essentiel, organisée par Fabrice Hyber et Olivier Kaeppelin, souligne le thème des Peintures homéopathiques à travers tous les sens et les jeux auxquels ce mot se prête ainsi que l'importance que lui accorde l'artiste. Rassemblées pour la première fois, ces œuvres sont une synthèse libre et contradictoire de son imaginaire et de ses recherches.

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Prototypes d’Objets en Fonctionnement (POF)

Fabrice Hyber présente au MAC/VAL « Prototypes d’Objets en Fonctionnement (POF) », du vendredi 19 octobre 2012, au 20 janvier 2013 ; commissariat : Frank Lamy

Fabrice Hyber présente pour la première fois l’intégralité des POF (Prototypes d’Objets en Fonctionnement), réalisés entre 1991 et 2012, chaque POF est numéroté, comme le Ballon carré (POF 65) ou Oto, la voiture à double tranchant ( POF 87), ou encore Ted Hyber ( POF 51), soit plus de 150 œuvres et autant de façons de placer le visiteur au cœur du dispositif, en l’invitant à manipuler la plupart des œuvres.

Il modifie ainsi la conscience et la pratique que chacun a de ces objets puisque leurs formes réinventées induisent de nouveaux comportements. En déplaçant leur fonction originelle, les POF génèrent un mode d’appropriation singulier et nécessitent souvent l’invention d’un mode d’emploi pour un usage en constante évolution, questionnant ainsi la relation que l’on entretient avec les objets du quotidien et plus généralement l’œuvre d’art.

Fabrice Hyber a construit progressivement un œuvre où chaque pièce se fait l’écho d’une autre, créant ainsi un ensemble protéiforme qui reflète le foisonnement de sa pensée. S’il en matérialise le processus à l’aide de la peinture, la sculpture, l’installation, la vidéo ou encore en investissant le champ de l’entreprise et du commerce, c’est bien le dessin qui est à l’origine de toutes ses œuvres.

À cet égard, les POF sont symptomatiques de ces mécanismes, sur un mode léger, inventif, ludique, parfois utopique ou critique, mais toujours humoristique.

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Matières Premières

Le Palais de Tokyo présente « Matières Premières  », du 28 septembre 2012 au 14 janvier 2013, dans le cadre de la saison "Imaginez l'Imaginaire".

Fabrice Hyber, intéressé par les concepts de rhizome, de prolifération et de transformation, cherche à traduire une pensée en train de naître. De ses œuvres hybrides, faites à partir de matériaux et médiums différents, émane une énergie créatrice qui procède du mouvement, du déplacement, du décalage et de la dérive.

Pour le Palais de Tokyo, il crée un spa mental avec deux parcours, l’un actif et l’autre contemplatif, proposant une reconstruction de nos paysages physiques et virtuels. Il suffit d’un simple ballon carré ou du changement d’échelle d’une matière première pour déplacer notre point de vue.

Une passerelle, ligne imaginaire qui relie les œuvres les unes aux autres, permet une véritable traversée dans le temps mettant en perspective œuvres anciennes et récentes. Véritable promenade où nos repères sont redéfinis, l’exposition répond à cette définition de Gilles Deleuze : "une fuite dans l'imaginaire ou dans l'art, c'est produire du réel, créer de la vie".

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Fabrice Hyber, au Palais de Tokyo, avec des étudiants

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1m² de rouge à lèvres, 1981

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Transparent, 2012

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Le Labyrinthe, projet pour le Palais de Tokyo 2010-2012

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Climats, réfrigérateurs ouverts, 1998

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