Fabien Verschaere

Un article de Nezumi.

Fabien Verschaere , né le 21 janvier 1975 à Vincennes, plasticien contemporain français. Il vit et travaille à Paris.

Biographie

Jusqu'à l'âge de 15 ans, il est contraint et forcé de passer ses journées dans un hôpital pour enfants malades. Il en garde une petite taille et un physique ingrat, il développe un imaginaire cynique sur les contes de fées et acquiert un sens inné du dessin et de l'écriture.

Fabien Verschaere reconstruit la peinture à partir de ses marges. Depuis l'origine de son œuvre, il a toujours fréquenté des supports ou des pratiques qui ne semblent pas convenir à un 'artiste sérieux' : l'aquarelle, figurative et hautement coloriste ; la photographie amateur témoignant de performances volontairement autodidactes ; ou des installations qui frappent par leur esprit délibérément sommaire, ironique et faussement épigonale. Mais en même temps, toutes ces œuvres sont extrêmement sûres, sans la moindre hésitation. Elles dégagent une force surprenante et admirable.

Sa pratique de l'aquarelle est d'autant plus surprenante qu'elle ne concerne pas seulement un média particulièrement dévalorisé dans l'évolution récente de l'art, mais qu'elle contourne également le consensus pictural des dernières décennies. Ni abstraites, ni narratives ou littéraires, ses aquarelles figuratives rassemblent des motifs banals et énigmatiques. Saturées de couleurs étranges et particulièrement vives, ces peintures à l'eau sur papier sont caractérisées par une sorte de 'non-espace', avec des figures plates qui flottent sur la surface du papier comme des autocollants sur un mur. Pourtant, ses aquarelles ont une présence étrange et manifeste à l'opposé de la fragilité du support. Cette présence est due en premier lieu, à ses couleurs sursaturées par l'intensité du pigment d'une part, et par de la lumière du papier d'autre part. Toutefois, les couleurs n'ont aucun aspect naturel ou vraisemblable. Plus l'intensité de la lumière augmente, plus elles deviennent artificielles. De ces paradoxes naissent la poésie énigmatique et l'identité affirmée que ses aquarelles développent dans l'espace.

Au cœur de cett œuvre mi-picturale, mi-sculpturale, se déploie un peuple de motifs singuliers, répertoire figuratif qui donne lieu à de multiples combinaisons, moyennant reprises et remodelages. Le macabre se conjugue avec une organicité ludique et se présentent, en autres choses, un crâne aux orbites creuses, un spermatozoïde, l’abeille butineuse, le clown, le champignon toxique, le corps humain étendu, souvent ouvert et, surtout, souvent envisagé sous l’angle de sa fécondité, laquelle ne se limite d’ailleurs pas à l’idée que l’on s’en fait d’ordinaire.

L’univers que Fabien Verschaere jette, sur le papier ou sur les murs des lieux où il est invité à exposer, est plein d’angoisse et d’humour, de cruauté et de magie. Sublimation de ses fantasmes, de ses rêves et de ses cauchemars, ses personnages fantastiques, inspirés autant par l’histoire de l’art que par l’imagerie des contes et de la mythologie, illustrent tour à tour la mort, la maladie, le sexe et la folie. Comme transportées par l’esprit de Dionysos, les œuvres de Fabien Verschaere sont douées de cette extrême vitalité qui, sans prétention, stupéfie et comble d’émotions.

Expositions personnelles

  • 2003 : Once Upon No Time, 49 Nights for a Poem ; Galerie Michel Rein, Paris.
  • 2003 : A Novel For Life, Palais de Tokyo, Paris
  • 2004 : Coming Soon règlements de contes at Muxuland; Fondation d’entreprise Ricard, Paris
  • 2005 : Kidding Park; Galerie Michel Rein
  • 2007  : Apocalypse Please, Galerie Michel Rein, Paris
  • 2007 : Seven Days Hotel; Musée d’Art Contemporain de Lyon

Expositions collectives

  • 2003 : Drawing by Numbers; 21 mars - 23 avr. 2003, Paris. Glassbox
  • 2006 : Notre histoire... Palais de Tokyo du 21 janvier au 25 mai 2006.
  • 2009 : La Force de l'art 02 au Grand Palais, Paris: Eat me et Modern Circus

Vidéos

  • 2005 : Once Upon No Time : Fabien Verschaere nous replonge dans nos cauchemars d’enfants, où défile toute une série de monstres façon cartoon.
  • 2006 : Seven Days Hotel : Fabien Verschaere présente un univers pop tout aussi coloré que cauchemardesque.

Galerie

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