Bouddhisme au Népal

Un article de Nezumi.

Le bouddhisme est la deuxième religion en importance au Népal derriere l'hindouisme. Elle est pratiquée par environ 15 % de la population. L'influence réciproque de ces deux pratiques est avérée, au point de partager certaines déités et même certains lieux de prières.

Diffusion

Le bouddhisme est surtout présent dans les régions montagneuses du pays. Le Bouddha serait né au village de Kapilavastu, village dont la localisation traditionnelle serait Lumbinî au Népal. Le bouddhisme est largement majoritaire (plus de 70%) dans les ethnies Tamang, Gurung et Sherpa. Il est représenté de façon significative (plus de 25 %) dans les ethnies Magar et Newar.

Historiquement, au Népal, depuis la naissance du Bouddha, le bouddhisme n’a jamais cessé d’être pratiqué, à la différence de l’Inde où il fut anéanti au XIIIe siècle. La survie du bouddhisme dans la vallée de Kathmandou s’explique par ses facultés de constante adaptation, en particulier au système social de l’hindouisme, qui fut religion d'état jusqu'en 2006, date de transformation du pays en État laïc.

Alors que le bouddhisme peut être considéré dans certaines parties du monde comme une philosophie (Japon, Occident), au Népal il s'agit d'une véritable religion avec ses dieux, ses prêtres et ses monastères.

Écoles

Il existe une grande diversité de variantes du bouddhisme au Népal, celles-ci cohabitant souvent au sein des mêmes lieux. On peut citer:

Dans la vallée de Kathmandou :

  • Le Bouddhisme Newar, pratiqué par la communauté Newar. C'est un bouddhisme vajrayâna influencé par la société hindouiste. En particulier, le système des castes est appliqué, en contradiction avec les principes généraux du bouddhisme habituellement admis.
  • Le Bouddhisme theravâda, pratiqué également dans la Vallée de Kathmandou

Les deux principaux lieux du du bouddhisme dans cette vallée se situent autour des grands stupas de Bodnath (ou Bouddhanath) et de Swayambunath.

Dans les régions proches de l'Himalaya :

  • Le Bouddhisme gelugpa, dit des "Bonnets jaunes", ou encore du "Dorje", forme la plus récente du bouddhisme tibétain se pratique dans les régions montagneuses du nord. Le célibat des prêtres y est obligatoire.
  • Les autres formes du bouddhisme tibétain, en particulier Nyingmapa, dit des "Bonnets rouges", Kagyupa ou encore Sakyapa.

Le bouddhisme dans le pays Bothia

Le bouddhisme en pays Bothia (en particulier dans le Khumbu présente des traits particuliers.

Dans cette forme de bouddhisme, les prêtres sont des lamas. Ils vivent dans des monastères (gompa). Les moines qui ont prononcé leurs vœux de célibat sont désignés par le terme gelung. Quant aux moines novices, on les nomme chade. Chaque monastère est dirigé par un lamache (Grand Lama).

Le premier monastère du Khumbu a été fondé dans la première moitié du 17e siècle par le Lama Sangwa Dorje à Pangboche. Les autres monastères importants se situent à Tengboche (Tyangboche), Namche Bazar, Khumjung et Thame.

Le clergé compte aussi des lamas de village. Ce sont des paysans, la plupart du temps mariés, ayant acquis quelques connaissances religieuses dans un monastère ou auprès d'un autre lama. Les Sherpas respectent autant les lamas de village que les lamas des monastères. Comme les lamas, les femmes (lamini) peuvent être nonnes ou mariées. Elles ne sont cependant pas autant considérées que les lamas dans la communauté.

Les lamas des monastères se réunissent quotidiennement pour assister aux offices religieux pendant lesquels ils récitent en chœur des mantras, tout en faisant tourner leurs moulins à prières, tandis que retentissent coups de tambour, de gong et de cymbale. De longues heures sont également consacrées à l'étude de la philosophie et des textes sacrés.

Le lien avec le chamanisme apparait car les lamas procèdent à de nombreuses cérémonies de prières à l'égard de tout ce qui fait partie du cadre de vie des Sherpas : bénédiction des maisons, des troupeaux, des récoltes, prières lors des décès pour aider l'âme du mort à trouver le chemin de sa future incarnation, etc.

Les signes de ferveur religieuse sont omniprésents dans tout le pays Bothia. Des moulins à prières sont présents, soit incrustés dans les murs des temples, soit de plus grande taille, isolés. Des reliquaires (chorten) contenant les restes de religieux, des objets leur ayant appartenu ou tout simplement des objets sacrés, se dressent sur les cols de montagne ou gardent l'entrée des villages. Le long des sentiers, des pierres gravées de prières ou d'illustrations à connotation religieuse (mani) sont entassées pour former de longs murets. Accrochés aux maisons, aux monuments religieux et au sommet des cols, flottent au vent des drapeaux à prières, petites pièces d’étoffe multicolores imprimés de prières, placées côte à côte sur des cordes.

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