Beaudéan

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Beaudéan commune française, située dans le département des Hautes-Pyrénées et dans le Canton de Campan.

Géographie

Baudéan est situé dans les Pyrénées au nord de Campan, au débouché de la vallée de Lesponne.

Le nom viendrait d'une formation latine baldeanum : domaine de Baldeus.

  • Superficie : 1670 ha
  • Population 2012 : 420 hab

Lieux remarquables et personnages historiques

L'église du XVIe siècle se caractérise par un clocher à quatre clochetons en encorbellement. Elle abrite un retable et un tabernacle, œuvres de Marc Ferrère.

Un musée installé dans la maison natale de Dominique Jean Larrey, retrace l'histoire de celui-ci mais aussi, plus généralement, celle de la chirurgie militaire.

Dominique Jean Larrey

Dominique Jean Larrey est né le 7 juillet 1766 à Beaudéan et mort à Lyon le 25 juillet 1842. Fils de Jean Larrey, maître cordonnier, et orphelin à treize ans, Larrey est élevé par son oncle Alexis, chirurgien en chef de l'hôpital de Toulouse et fondateur du premier hôpital militaire de cette ville. Après six années d'apprentissage, il vient à Paris pour y étudier la médecine auprès de Pierre Joseph Desault, chirurgien en chef de l'Hôtel-Dieu

Larrey commence sa carrière en 1787 comme chirurgien de la marine royale sur la frégate la Vigilante en mer d'Irlande. De retour à Paris dès l'année suivante, il s'y lie avec Corvisart et Bichat, et avec Sabatier, chirurgien en chef des Invalides, hôpital où il obtient sur concours un poste d'aide-major. Il est en 1792 chirurgien aide-major à l'armée du Rhin. Dans l'armée du maréchal Luckner, il crée des ambulances volantes, à la tête desquelles il court enlever les blessés sous le feu des batteries ennemies, alors que les usages militaires de l'époque étaient d'attendre la fin de bataille pour commencer à secourir les blessés.

Il organise l’École de chirurgie et d'anatomie de Toulon, et devient professeur à l'École militaire de santé du Val-de-Grâce en 1796. Il est chargé de l'inspection des camps et des hôpitaux de l'armée d'Italie (1796), puis nommé chirurgien en chef à l'armée d'Égypte. À la bataille d'Aboukir, il sauve le général Fugière, sous le canon de l'ennemi, d'une blessure à l'épaule. En 1802, il est chirurgien en chef de la Garde des consuls. Inspecteur général du service de santé des armées, en 1805, et chirurgien en chef de la Garde impériale. En 1804, Larrey reçoit une des premières croix d'officier de la Légion d'honneur de la main du premier consul, qui lui dit : C'est une récompense bien méritée.

Il est nommé baron d'Empire en 1809, sur le champ de la bataille de Wagram, et inspecteur général du service de santé militaire en 1810. Il fait toutes les campagnes du Premier Empire en qualité de chirurgien en chef de la Garde impériale puis de chirurgien en chef de la Grande Armée (12 février 1812). En 1813, il prend la défense des conscrits blessés à la main et accusés de se mutiler volontairement, ce qui lui valut une haine farouche de Soult.

Blessé à la bataille de Waterloo, prisonnier des Prussiens, il fut sur le point d'être fusillé à cause de sa ressemblance avec Napoléon, mais fut relâché sur ordre de Blücher, dont il avait soigné le fils. La Restauration le tint à l'écart mais il fut rappelé par la monarchie de Juillet.

Il fait partie de la première promotion des membres de l'Académie royale de médecine, par ordonnance de Louis XVIII en 1820. Sa statue en marbre blanc, majestueuse et monumentale, sculptée par Pierre-Alfred Robinet, siège toujours dans le hall d'entrée de l'Académie de médecine à Paris, rue Bonaparte. En 1829, il est élu membre de l'Institut, à l'Académie des sciences.

Dans ses dernières années, membre du Conseil de santé des armées, il sollicite en 1842 une inspection médicale en Algérie. Il tombe malade en Afrique, maladie à laquelle, huit jours plus tard, il succombe à Lyon le 25 juillet 1842. Son corps, transporté à Paris, est inhumé le 6 août au cimetière du Père-Lachaise (37e division).

Il reste la figure médicale la plus célèbre du Premier Empire. Il était considéré comme un bon chirurgien, à une époque où l'anesthésie n'existait pas, car il était capable d'amputer un membre en moins d'une minute. L'amputation était à l'époque la seule asepsie efficace, en l'absence d'antibiotiques, découverts bien plus tard.

Larrey serait à l'origine de la mise en place au sein des armées françaises du système des « ambulances volantes » dans lesquelles il embarquait indifféremment amis et ennemis, afin de les soigner sans faire de distinction ni de nationalité, ni de grade, ce qui lui valut l'estime des officiers et généraux des armées ennemies.

Larrey est aussi connu dans le domaine de l'asticothérapie qu'il a utilisée lors de la campagne égyptienne en Syrie. Cette technique datant de l'antiquité consiste à déposer sur des plaies infectées une certaine espèce d'asticot qui se nourrit des chairs infectées, les assainissant ainsi.

Le 15 décembre 1992, ses restes furent transférés de sa tombe du cimetière du Père-Lachaise à Paris à la dernière place disponible de la chapelle funéraire des Invalides à Paris.

Galerie

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Église et centre de Baudéan


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Au loin le "Chateau"

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