Arte Povera (2024)
Un article de Nezumi.
Arte Povera, exposition réalisée en 2024 à la Collection Pinault-Paris
Du 9 octobre 2024 au 20 janvier 2025.
Commissariat : Carolyn Christov-Bakargiev
Propos
Cette exposition s’attache à éclairer aussi bien la naissance italienne de l'Arte Povera que le rayonnement international de ce courant. Elle on est envisagée comme un paysage que l’on arpente et devient le terrain où s’enracine la poétique infinie de l’Arte Povera.
En utilisant des matériaux et des techniques simples, ces artistes ont créé des installations impliquant le spectateur au sein de l’œuvre. Privilégiant les éléments « naturels » et « ruraux », tels que la terre, les pommes de terre, la salade, l’eau, le charbon, les arbres, les corps vivants d’animaux et d’humains , « artificiels » et « urbain », des éléments trouvés dans les quincailleries tels que les plaques d’acier inoxydable, les lingots de plomb, les ampoules électriques, les poutres en bois, les tubes de néon, leurs œuvres enclenchent des flux d’énergie physique et chimique, voire psychique, en appelant les notions de mémoire et d’émotions pour interpeller les spectateurs.
Outre le noyau d’œuvres des treize artistes associés à l’Arte Povera, l’exposition comprend des pièces et des documents qui retracent les étapes clés de ce que l’on peut considérer comme les prémices du mouvement.
Si l’Arte Povera est identifié comme un courant artistique dès la fin des années 1960, son influence fut et reste considérable. Dans tous les interstices de la Bourse de Commerce, treize artistes, dont la pratique constitue une forme de résonance à l’Arte Povera, poursuivent cette histoire au long cours de David Hammons, William Kentridge, Jimmie Durham, Anna Boghiguian dans les années 1980 à Pierre Huyghe, Grazia Toderi, Adrián Villar Rojas dans les années 1990, jusqu’à Mario Garcia Torres, Renato Leotta, Agnieszka Kurant, Otobong Nkanga, Theaster Gates et D Harding dans les années 2000. Chacun à leur manière, interroge, active et poursuit cet héritage.
Les œuvres de l’exposition « Arte Povera » de la Collection Pinault sont mises en résonance avec celles des Castello di Rivoli Museo d’Arte Contemporanea (Turin), Fondazione per l’Arte Moderna e Contemporanea CRT (Turin), Kunstmuseum Liechtenstein (Vaduz), Museo e Real Bosco di Capodimonte (Naples), Galleria d’Arte Moderna (Turin), Centre Pompidou (Paris), Tate (Londres), parmi d’autres importantes collections publiques et privées.
Artistes présentés
Des précurseurs
- Le mouvement CoBrA
- Le mouvement japonais Gutaï
- Carla Accardi
- Alberto Burri
- Lucio Fontana
- Piero Manzoni
Les 13 artistes
Galerie

Mario Merz, Igloo et Que fare, 1968

Michelangelo Pistoletto, Venere degli stracci, 1967

Pier Paolo Calzolari, Oroscopo come progetto della mia vita, structure de glace, plomb et réfrigérateur, 1968

Marisa Merz, 1969

Luciano Fabri, Lo Spirato, 1968
