Arequipa

Un article de Nezumi.

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Arequipa est la deuxième ville la plus peuplée du Pérou. Elle est située à plus de 2 350 mètres d'altitude, au pied du volcan Misti, dans les Andes péruviennes, à un millier de kilomètres au sud-est de Lima.

Arequipa est inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco depuis 2000.
Citation de classement: Le centre historique d'Arequipa, construit en sillar – une roche volcanique – représente la fusion de techniques de construction européennes et autochtones qui s'expriment dans l'œuvre admirable des maîtres coloniaux et des maçons « criollos » et indiens. Cette fusion se manifeste dans ses murs robustes, ses arcades et ses voûtes, ses cours et ses espaces ouverts, ainsi que dans la complexe décoration baroque de ses façades.

Centres d'intérêt

  • Le couvent Santa Catalina, situé à Arequipa est un le plus important édifice religieux du Pérou. Bâti en 1580, il est l'un des plus vastes et des mieux conservés de toute l'Amérique.
  • La cathédrale d'Arequipa fut construite en moellons de pierres volcaniques au XVIIe siècle, avec des voûtes en briques. Elle occupe le côté nord de la Place d'Armes. Elle présente un style néo-Renaissance avec une certaine influence gothique. Sa façade est composée de soixante-dix colonnes à chapiteaux corinthiens, trois couvertures et deux grandes arches latérales. Elle est surmontée de deux hautes tours de style Renaissance. À l'intérieur, l'autel principal, est en marbre de Carrare. Elle a été durement frappée par le tremblement de terre de 2001, qui a gravement affecté ses tours.
  • Arequipa compte de nombreuses autres églises comme la Compañia jésuite ou le complexe San Francisco.
  • En 1995, la momie inca surnommée Juanita est découverte près d'Arequipa. Le corps de la jeune fille, vieux de plus de 500 ans, est remarquablement bien préservé par une momification sommaire et par la glace; depuis sa découverte elle est conservée par des moyens techniques. Revêtue des plus beaux vêtements, elle est exposée dans sa bulle de verre réfrigérée au Musée des sanctuaires andins, à l'université catholique Santa Maria, 110, calle Merced, près de la place d'Armes.
  • Monastères et résidences des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles recèlent souvent, comme le couvent de Santa Catalina, des tableaux de l'école de Cuzco. Fondée au XVIIe siècle, cette école mêle les traditions hispaniques et indiennes en un art métis unique, dans un style Renaissance baroque : les anges ont des visages indiens, les caciques incas arborent fièrement leurs plumes sous les crucifix, les retables en or ou argent repoussé sont parsemés de miroirs.
  • La cuisine d'Arequipa, succulente, est l'une des plus variées du Pérou : chupe de camarones (soupe aux crevettes ou écrevisses avec du lait, des œufs et de l'origan), rocoto relleno (piment farci de viande hachée, fromage, lait et pomme de terre), adobo arequipeño (viande de porc marinée avec de la chicha, boisson alcoolisée de maïs et des épices).

Histoire

Les fouilles archéologiques indiquent que la vallée fertile où se trouve Arequipa a été occupée entre 5000 et 6000 avant JC.

Au XVe siècle la région, alors occupée par les Amérindiens aymara, fut conquise par les Incas et servit de base importante de ravitaillement de produits agraires pour l'empire.

La ville moderne fut fondée le 15 août 1540 par Garcí Manuel de Carbajal, un émissaire du conquistador espagnol Francisco Pizarro. Un an plus tard, Charles V d'Espagne l'élève au rang de ville et lui confère les armes qu'elle conserve toujours aujourd'hui. L'arrivée de l'influence espagnole laissa de nombreuses reliques et l'architecture coloniale, ce qui rappelle au visiteur le passé colonial de cette ville, lorsqu'elle était la plus peuplée de l'ensemble du territoire du Pérou.

Après l'indépendance péruvienne de l'Espagne, entre 1833 et 1834, l'écrivaine française Flora Tristan visite Arequipa dans le but de rencontrer la famille du côté de son père. Flora Tristan était la fille du diplomate péruvien Mariano Tristán y Moscoso. Elle décrit dans ce livre la réalité aréquipénienne de cette époque.

Personnalités associées à Arequipa

  • Hernando de Soto, économiste né en 1941
  • Mario Vargas Llosa, écrivain et homme politique né en 1936
  • Flora Tristan, écrivaine franco-péruvienne, raconte son voyage en 1833 à Arequipa dans "Les pérégrinations d'une paria". Elle décrit dans ce livre la réalité de la vie locale de cette époque, en particulier le relâchement des mœurs au couvent Santa Catalina.


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