Architecture japonaise contemporaine

Un article de Nezumi.

L'architecture contemporaine japonaise se caractérise depuis 1945 par une originalité et une vitalité impressionnante.

Elle sait allier tradition et modernité. Tous les matériaux sont présents, bois, bambou mais aussi béton acier verre. La technique est très présente mais en général, elle sait se faire discréte. Le respect des éléments fondamentaux, l'air, la lumière, l'eau reste présent. Même quand l'espace manque et qu'il faut s'élever très haut dans le ciel, cette montée tente de ne pas être trop brutale.

Comme souvent dans la culture et la société japonaise, l'arrivée des technologies modernes apporta une nouvelle impulsion à l'architecture de l'archipel. La nécessité de reconstruire le Japon après la Seconde Guerre mondiale donna une forte impulsion à l'architecture japonaise, plaçant ainsi les constructions contemporaines japonaises parmi les plus impressionnantes en terme de technologie et de conception formelle.

Avec l'arrivée des techniques de construction occidentales, des nouveaux matériaux, et l'introduction du modèle Meiji au Japon, de nouvelles structures en béton et en acier furent établies contrastant fortement avec les modèles architecturaux traditionnels. Le Japon joua un rôle moteur dans la conception des gratte-ciel modernes, du fait de sa connaissance parfaite du principe du porte-à-faux qui permet de soutenir de lourdes charges comme les toits lourds des temples. Frank Lloyd Wright fut fortement influencé par les arrangements spatiaux de l'architecture japonaise et sa façon d'interpénétrer les espaces intérieur et extérieur en créant des ouvertures dans les murs à l'aide de portes coulissantes.

Le réaménagement de l'espace urbain rendu nécessaire suite à la dévastation laissée à la fin de la Seconde Guerre mondiale produisit des architectes majeurs tels que Kunio Maekawa et Kenzo Tange. Kunio Maekawa, en tant que disciple de l'architecte mondialement connu, Le Corbusier, engendra des constructions fonctionelles et modernes dans un style totalement international. Kenzo Tange, qui travailla d'abord pour Kunio Maekawa, employa le principe du porte-à-faux dans un système de piliers et de poutres hérités des anciens palais impériaux.

Fumihiko Maki avança de nouvelles idées d'urbanisation avec ses idées basées sur le principe du « cocooning » autour d'un espace intérieur (oku), un concept spatial japonais adapté aux besoins urbains. Il préconisa également l'usage d'espaces ouverts (ma), se reflétant ainsi à l'esthétique japonais hérité des idées bouddhistes.

Plusieurs groupes expérimentaux d'avant-garde, durant les années 80, réexaminèrent les formes géométriques du modernisme en introduisant des concepts métaphysiques, produisant quelques effets surprenants. Par contraste avec les innovations de ces avant-gardistes et leur modernisme à la structure rigide, le minimalisme poétique et expérimental de Tadao Ando incarna le postmodernisme: une approche plus équilibrée et humaniste de l'architecture.

Les architectes japonais furent reconnus comme n'étant pas seulement d'habiles praticiens du modernisme mais aussi comme des enrichisseurs du postmodernisme avec des innovations dans la perception de l'espace, une sensibilité à l'environnement extérieur, une utilisation peu commune des matériaux industriels, et une conscience développée des problèmes écologiques et topographiques.

Voir aussi

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